ma peau
pendant un cancer

Malade ou proche, La Roche-Posay se tient à vos côtés pendant et après le cancer, pour vous aider à améliorer votre confort cutané.

J’apprends que j’ai un cancer
et je me prépare à vivre cette épreuve le mieux possible :

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C’est vrai quand on est patient on est projeté dans le milieu médical. On soigne la maladie, mais à côté de ça on ne sait pas ce qui faut faire à côté pour aller mieux.

Cindy

 								Cindy

Connaitre les conseils de base

Ma peau va-t-elle changer ?

Si vous avez le moindre doute, consultez votre équipe soignante.
C’est possible mais de nombreuses solutions existent. En quelques années, les traitements (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapie, immunothérapie et thérapies ciblées) ont transformé le pronostic des patients pour les patient(e)s traités pour un cancer. Néanmoins, ces progrès provoquent parfois des effets indésirables sur la peau, variables d’une personne à l’autre, sècheresse cutanée, radiodermite, cicatrices, syndrome mains-pieds, ou folliculite.... Ces lésions cutanées qui sont particulièrement difficiles à vivre lorsque l’on doit affronter le regard des autres. Et ce, que l’on soit un homme ou une femme. Heureusement, grâce à des soins dermo-cosmétiques ciblés, il est possible de les prévenir et de les soulager : application des crèmes hydratantes et apaisantes, hydratation, apaisement, douceur et maquillage adapté sont aussi essentiels que précieux, afin de préserver votre qualité de vie durant les traitements.
Pour lutter contre le dessèchement de la peau, il faut d’abord privilégier l’hydratation. Essentielle, elle permet de restaurer la fonction « barrière » de la peau, de restituer la souplesse de sa couche la plus superficielle, l’épiderme, d’apaiser les inconforts, démangeaisons, éruption acnéiforme, et même les fissures des pieds et des mains.
Pour éviter d’accentuer ces effets secondaires cutanés, vous devez avoir une hygiène douce et adaptée. Pour nettoyer votre peau, préférez des huiles de douche (sans huiles essentielles), gels ou pains dermatologiques sans savon, type syndet, pour respecter le PH de votre peau. Utilisez une eau pas trop chaude (pas plus de 34°c) et séchez votre peau en la tamponnant très délicatement, avec une serviette douce et moelleuse, particulièrement sur les zones sensibles, avant d’appliquer un émollient adapté. Application, crémage, massage doux avec des produits adaptés et surgraissants (crèmes, baumes, laits…), doivent faire partie de votre routine de soins quotidiens. Même si vous êtes un homme et que vous n’avez pas l’habitude de fréquenter des instituts de beauté, ou de dévaliser les rayons cosmétiques des pharmacies ou parapharmacies !
Si malgré ces précautions les désagréments persistent, prenez rendez-vous avec votre médecin ou avec un dermatologue.
Attention ! Soleil et traitements ne font pas bon ménage ! Utilisez des crèmes solaires à indice de protection 50 couvrant les UVA/B durant toute la durée des traitements, et au-delà en cas de radiothérapie ou de chimiothérapie ou de thérapie ciblées photosensibilisantes. N’oubliez pas les zones auxquelles on ne pense pas forcément : mains, pieds, nuque et crâne, surtout si vous exercez une activité au grand air.

Notre conseil : privilégiez les produits dermo-cosmétiques testés chez des patients avec un cancer, contenant le minimum d’ingrédients, sans parfum ni alcool, pour ne pas irriter davantage votre épiderme. Et surtout, chouchoutez-vous : montrez-vous tendre envers votre peau, en prenant le temps de la masser délicatement en appliquant votre produit. Fermer

Vais-je perdre mes cheveux, mes ongles et mes cils ?

Si vous avez le moindre doute, consultez votre équipe soignante.
Même si ce n'est pas systématique (tout dépend du protocole de chimiothérapie, de la dose de médicaments prescrite, de la durée du traitement, et la « sensibilité » de chacun). La chute des cheveux et des poils est un effet secondaire fréquent des traitements contre le cancer. Ces derniers ne font malheureusement pas la différence entre les cellules cancéreuses et celles qui, naturellement, se renouvellent rapidement, comme celles qui régénèrent les cheveux et les poils, y compris les sourcils et les cils. Votre médecin pourra vous dire s’ils tomberont ou non, et si c’est le cas, vous conseiller le port d’un casque réfrigérant avant la séance de chimiothérapie. Cette « charlotte » en plastique, remplie d’un liquide dont la température est de -25°C, provoque une vasoconstriction, c’est-à-dire la diminution du calibre des vaisseaux sanguins qui irriguent le cuir chevelu. Ceci réduit l’afflux sanguin autour des follicules pileux, donc la quantité de produit de chimiothérapie toxique parvenant jusqu’à eux. A défaut d’empêcher totalement la chute de vos cheveux, cela peut la limiter. Pour bien utiliser le casque il faut : mouiller vos cheveux avec de l’eau glacée – non, ce n’est pas une partie de plaisir !- avant de poser le casque sur votre tête. Pour qu’il soit toujours froid, demandez à l’infirmière de le changer toutes les 20 minutes.
Sachez que la chute des cheveux et des poils commence 2 à 3 semaines après le début des traitements. Les cheveux peuvent tomber brusquement, en quelques jours à peine, ou progressivement, sur plusieurs semaines. Généralement, les cils et les sourcils tombent après.
Pour vous y préparer au mieux, demandez à votre équipe de vous mettre en contact avec des professionnels, socio-esthéticiennes ou socio-coiffeurs, qui vous aideront à trouver des solutions. Ils pourront vous conseiller de couper vos cheveux assez courts si vous les portez longs par exemple. Si les hommes*assument plus facilement la « boule à zéro » et choisissent de se raser la tête avant la première séance, les femmes préfèrent souvent porter une perruque partielle ou totale, un foulard coloré joliment noué, éventuellement agrémenté de bijoux et/ou de rubans, un chapeau, un béret, un bonnet, un turban, une casquette… Outre l’offre proposée dans la plupart des grands magasins, les grandes marques de perruquiers proposent généralement des rendez-vous personnalisés en boutique, permettant de choisir en toute liberté et discrétion, et de se faire conseiller. Si vous êtes un homme - un peu timide…-, demandez à un ami ou une amie de vous accompagner. Sachez que certains prestataires peuvent aussi se déplacer en milieu hospitalier ou à votre domicile.
Aussi difficile soit-elle, la chute des cheveux et des poils n'est le plus souvent que provisoire : ils repousseront habituellement dès la fin des traitements (un centimètre en moyenne par mois), parfois avec plus de vigueur et de rapidité. Vous aurez peut-être la surprise de voir vos nouveaux cheveux repousser légèrement différents par rapport aux anciens : plus clairs, plus foncés, plus raides, plus bouclés, etc. De quoi adopter un nouveau look !

Notre conseil : pendant la durée du traitement et jusqu’à la repousse évitez tout ce qui peut agresser vos cheveux (permanentes, colorations, sèche-cheveux, fer à lisser ou à friser…), privilégiez les shampooings ultra-doux (mais pas ceux pour bébé qui ne sont pas adaptés).

*Pour vous, les hommes ! La calvitie ne se vit pas de la même manière selon qu’elle a été choisie ou subie. Si Kelly Slater (considéré comme une légende vivante du surf) ou Bruce Willis l’assument totalement et la revendiquent, quand on est malade, ce n’est pas la même chose. Les répercussions psychologiques peuvent être importantes et vécues comme une atteinte à la masculinité et à la virilité. Si vous avez du mal avec votre nouvelle tête, profitez de la mode des bonnets, qui ont le vent en poupe grâce à certains sports comme le skate ou le snow-board. Selon vos goûts vestimentaires, un bob, une casquette ou un chapeau chic seront aussi du meilleur effet. Vous êtes un peu timide ? Demandez à un ami ou une amie de vous accompagner dans une boutique pour vous aider à choisir et en sortant, remontez votre col et relevez la tête. Fermer

Comment l’annoncer à mes proches ?

Si vous avez le moindre doute, consultez votre équipe soignante.
Il n’y a pas de façon idéale, ni facile, d’annoncer sa maladie. S’il est difficile de généraliser, la décision d’en parler dépend notamment de la nature de vos relations amicales et familiales. Ce qui est une mauvaise nouvelle pour vous le sera aussi pour vos proches, même s’ils ne le montrent pas toujours. Essayez d’aborder si vous en sentez le besoin rapidement le sujet avec quelqu’un de confiance pour « verbaliser », c’est-à-dire exprimer ce que vous ressentez avec vos mots et votre émotion. Ecoutez votre cœur, et faites-vous confiance pour le faire à votre moment. Vous êtes le/la seule décisionnaire et selon votre caractère, vous aurez plus ou moins de facilité pour en parler : certain(e)s resteront discret(e)s par pudeur, d’autres ressentiront le besoin de se confier. Ce qui pourra les soulager.
Pour vous aider, commencez par vous poser ces questions :

A qui souhaiteriez-vous spontanément vous confier ?
Quelle est la personne proche qui pourra et saura vous écouter ?
Si vous vivez seul(e), ce sera un(e) ami(e) ou une personne de la famille. Si vous vivez en couple, ce sera très probablement votre conjoint ou votre partenaire. Mais, parfois, un(e) ami(e) peut être une première étape pour mieux aborder ensuite la discussion avec votre conjoint ou avec vos enfants.
Comment le dire ? Quels mots employer ?
Là encore, il n’y a pas de « recette » : s’il faut essayer de ne pas cacher la vérité à votre entourage, surtout à votre conjoint(e) ou à vos enfants, vous n’êtes pas obligé(e) de TOUT dire. Entamez la conversation en douceur en disant quelque chose comme :
- « Je pense qu'il serait bien que je te dise ce qui se passe, d’accord? »
- « Je dois te parler de quelque chose de grave, d’important. »
Si la personne est déjà au courant de certaines choses, vous pouvez commencer par dire :
- « Je pense que tu es déjà un peu au courant. Peux-tu me dire ce que tu sais? Je vais partir de là. »
Ne vous préoccupez pas des moments de silence. Le simple fait de vous tenir la main ou de vous asseoir ensemble en dit parfois plus long qu’un discours.
N’anticipez pas, n’imaginez pas et ne craignez pas les réactions de vos proches. Exprimez-vous avec vos mots et laissez les autres s’exprimer avec les leurs. Ils sauront vous comprendre, vous écouter et vous accompagner pour surmonter cette épreuve.

En parler aux enfants :
Si vous redoutez la réaction de vos enfants, vous pouvez répéter ce que vous envisagez de leur dire avec votre conjoint(e), un parent ou un(e) ami(e). Si c’est trop difficile, n’hésitez pas à consulter un psychologue : il saura vous aiguiller pour dire la parole « vraie » à vos enfants. Car leur cacher la maladie pourrait avoir des effets négatifs sur leur construction psychique et leur avenir. Il existe aussi des livres qui abordent ces questions avec justesse et délicatesse, à glisser entre leurs mains, ou à lire avec eux, en fonction de leur âge :
- « Maman a une maladie grave » de Hélène Juvigny et Brigitte Labbé, Milan Jeunesse
- « Maman, tu seras là ? », de Sarah Dauchy et Anne de la Brunière, Nane Editions
- « Mon papa est malade », de Antonia Altmeyer et Gaëlle Callac, Le buveur d’encre
- « Quelques minutes après minuit » de Patrick NESS, éditions Gallimard Jeunesse
- « Vivre avec un parent malade », de Jean-Philippe RAYNAUD ; Dr. Michel VIGNES, éditions Milan Jeunesse
- « Ma maman est malade », de BENOU, éditions du Mouton cerise
- « Comment parler du cancer d'un jeune parent à son enfant », de Léa GANZEL, éditions Josette Lyon

Notre conseil : dans la mesure du possible, mieux vaut attendre que le choc de l’annonce se soit un peu dissipé avant de parler à vos proches. Fermer

A qui poser toutes mes questions ?

Si vous avez le moindre doute, consultez votre équipe soignante.
Tout dépend de la nature de vos questions : qu’elles soient médicale, administrative, ou d’ordre psychologique, à chaque étape de votre parcours, un spécialiste sera là pour vous répondre. Pour trouver une information sûre et de qualité, tournez-vous d’abord vers votre équipe médicale. Le « chef d’orchestre » de votre prise en charge reste votre oncologue. Au cours d’une consultation faisant partie du « Dispositif d’annonce », il vous a expliqué votre diagnostic et votre programme de soins pour les jours, semaines et mois à venir. Dans certains établissements, une infirmière d’annonce et de coordination de vos soins assiste à cette consultation et peut vous voir à la suite de ce premier rendez-vous, pour vous apporter un complément d’informations. Selon vos besoins, elle pourra vous orienter vers une assistante sociale, une psychologue ou tout autre professionnel des soins de support. N’hésitez pas à poser des questions et à reformuler ce que vous pensez avoir entendu, afin d’être certain(e) d’avoir tout compris. Pour vous aider, la plupart des centres de soins disposent de lieux dédiés à l’information, comme les ERI (Espace rencontre et information). Renseignez-vous auprès de l’infirmière d’annonce et de coordination de vos soins, qui pourra également vous indiquer des associations de patients, particulièrement soutenantes.

Notre conseil : entre deux consultations, n’hésitez pas à noter les questions et remarques qui vous traversent l’esprit afin de préparer au mieux votre prochain rendez-vous. Il n’y a pas de question « bête », superflue ou inutile. Pensez également à votre médecin généraliste. En plus d’être le professionnel de santé qui vous connaît le mieux, c’est souvent celui qui est le plus facilement joignable. Ou à votre pharmacien. Fermer

Comment aborder le traitement ?

Si vous avez le moindre doute, consultez votre équipe soignante.
Avec confiance. Après une réunion de concertation pluridisciplinaire, un protocole de traitements sur-mesure a été décidé pour vous. Il sera mis en place rapidement. Selon le type de cancer, le stade de la maladie et votre état de santé, différents types de traitements peuvent être envisagés : chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, immunothérapie, thérapies ciblées, hormonothérapie, allogreffe, autogreffe… Ces traitements peuvent parfois entraîner des effets secondaires, temporaires ou définitifs, qui diffèrent d’une personne à une autre, en fonction du protocole : il se peut que vous en ayez certains, ou aucun. Rassurez-vous, il est extrêmement rare qu’ils se produisent tous en même temps. Sachez qu’il existe de nombreux moyens de les prévenir, de les limiter voire, de les supprimer. N’hésitez pas à demander plus de détails sur les inconvénients de vos traitements à votre médecin, avant, pendant et après leur initiation. Si les plus attendus sont les nausées, les vomissements, la perte des cheveux, cils, sourcils…, et la fatigue, d’autres, comme l’altération de la fertilité, ne sont pas toujours suffisamment abordés. Si vous êtes en âge de donner la vie, sachez que de nombreuses techniques de préservation de la fertilité existent. Si l’établissement dans lequel vous êtes suivi(e) ne propose pas de consultation d’oncofertilité, si vous le désirez, vous serez orienté(e)vers un CECOS (Centres d'Etudes et de Conservation des Oeufs et du Sperme). Fermer

Qu'est-ce qui va changer dans ma vie : puis-je continuer à travailler ?

Si vous avez le moindre doute, consultez votre équipe soignante.
Le cancer a des conséquences dans tous les domaines, y compris professionnels. Or l’activité professionnelle a une importance capitale lors de l’épreuve du cancer et surtout de l’après-cancer, pour se reconstruire. Poursuivre son activité professionnelle à temps partiel ou interrompre son activité pour se consacrer à ses traitements, il n’y a pas de règle. C’est à vous de sentir et de décider, en accord avec votre médecin, ce que vous avez envie de faire, selon vos possibilités. Sachez que le rythme des traitements contre le cancer est assez intense : entre les prises de sang, les cures de chimiothérapie, les séances de radiothérapie, les scanners, les pet-scans, les scintigraphies, …, vous allez devoir jongler et vous ménager des temps de repos. Rajouter du temps de travail à cet emploi du temps, c’est toujours possible, mais ambitieux. Vous pouvez en parler avec votre médecin, une assistante sociale, ou un médecin du travail, afin de trouver votre propre rythme. Vous pouvez bénéficier d’un arrêt de travail (pour affection de longue durée : ALD) ou demander à ce que des aménagements de votre poste soient mis en place pour que vous poursuiviez votre activité à temps partiel thérapeutique. Fermer

Malgré mes efforts, je n’ai pas trop le moral : dois-je consulter un psychologue ?

L’annonce du cancer bouleverse l’existence, les relations avec l’entourage et provoque souvent des troubles dans la qualité de vie (sommeil, alimentation, anxiété, …).
De leur côté, les traitements contre le cancer chamboulent la vie personnelle, sociale, professionnelle, familiale, au point de modifier la perception de soi-même et de se sentir perdu. Il est légitime d’en être perturbé(e), important de l’identifier, et essentiel de l’accepter. Ces évènements peuvent affecter le moral. C’est souvent difficile à supporter, mais tout à fait compréhensible et parfaitement normal.
Le soutien psychologique permet de mieux vivre ce bouleversement et de continuer à se sentir une personne à part entière. Il libère la parole et facilite la communication avec son entourage et le retour à la vie sociale et professionnelle. Parler de ses difficultés, ses craintes, ses angoisses, permet de faire le point sur ses capacités à avancer avec la maladie, de faire les choix utiles pendant et après les traitements. Partager ses doutes, ses interrogations, permet souvent de mieux se situer.
Si certain(e)s retrouvent un équilibre spontanément, d’autres ont besoin d’une aide psychologique. Une épreuve comme celle de la maladie nécessite souvent une aide pour intégrer les événements et trouver en soi ses propres ressources pour avancer. Que vous soyez un homme ou une femme, faire appel à un psy n’est pas une marque de folie ou de faiblesse. C’est plutôt un choix qui témoigne du désir d’être accompagné(e) pour continuer à être soi et mieux vivre cette épreuve.
Généralement le soutien est proposé dans la première phase des traitements. Mais chacun est différent face à la maladie et le besoin d’une aide psychologique peut survenir à différentes étapes : au début comme à la fin des traitements, au moment de la reprise du travail, lors d’une récidive ou encore longtemps après la maladie.

Avec la collaboration de Florence Barruel, psychologue clinicienne, Groupe Hospitalier Intercommunal de Montfermeil.

Découvrez en images le soutien psychologique expliqué par Florence Barruel, psychologue clinicienne, Groupe Hospitalier Intercommunal de Montfermeil. Fermer