ma peau
pendant un cancer

Malade ou proche, La Roche-Posay se tient à vos côtés pendant et après le cancer, pour vous aider à améliorer votre confort cutané.

Je me bats : pour préserver mon apparence

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La peau est plus fatiguée, plus agressée de fait, c’est toute ma routine beauté que j’ai dû revoir d’un bout à l’autre.

Julie

 								Julie

Prendre soin de mon corps

Comment prendre soin de mes mains et mes pieds ?

Si vous avez le moindre doute, consultez votre équipe soignante.
Pauvre en glandes sébacées, la peau de vos mains et de vos pieds, plus fine, est moins riche en substances grasses protectrices. Elle a donc tendance à s’assécher plus rapidement, surtout sous l’influence d’agressions extérieures (froid, eau trop chaude, frottement des chaussures…). Elle peut s’épaissir, rougir (érythème), se craqueler, et devenir douloureuse.
Certains médicaments peuvent également provoquer une atteinte de la peau au niveau de la paume de vos mains et de la plante de vos pieds : c’est ce que l’on appelle le syndrome mains-pieds hyperkératosique. Il peut être associé à un larmoiement et à un écoulement nasal. Dans tous les cas, un soin particulier doit être apporté à la peau de vos mains et de vos pieds. Il faut savoir rester à son écoute et lui offrir la meilleure protection possible : usez et abusez des crèmes et des baumes hydratants et émollients.

Evitez l’exposition solaire et protégez-vous avec une photoprotection 50+ anti UVB/UVA. Afin de limiter l’apparition de crevasses douloureuses et inesthétiques, portez des gants lors de vos travaux manuels ou ménagers et privilégiez des chaussures souples et confortables. Pensez à boire beaucoup d’eau pour faciliter l’élimination des médicaments anticancéreux et réhydrater votre organisme. Fermer

Que faire si ma peau est sèche et me gratte ?

Si vous avez le moindre doute, consultez votre équipe soignante.
Sécheresse de la peau et démangeaisons sont souvent liées. Pour éviter que cette sensation désagréable ne vous gâche la vie, il faut adopter les bons réflexes et utiliser les bons soins pour apaiser votre peau.
Dans la mesure du possible, évitez de la gratter. Coupez vos ongles courts pour ne pas vous blesser. Choisissez des produits d'hygiène et de soins doux et relipidiants, sans parfum, qui ont une action anti- grattage. Utilisés quotidiennement, ils vont apaiser la peau rapidement, rétablir et stabiliser l'équilibre du microbiome et avoir une action essentielle sur la réparation de la barrière cutanée. Les démangeaisons vont disparaître d'elles-mêmes et la peau, davantage nourrie et mieux hydratée, sera plus douce et souple.
Si les démangeaisons persistent au-delà de trois semaines, consultez un médecin ou un dermatologue.

Notre conseil : utilisez un spray d’eau thermale pour son effet apaisant et évitez tout ce qui irrite la peau, comme porter des vêtements serrés ou la transpiration. Ces facteurs agissent comme des stimulis extérieurs qui risquent d'exciter la peau et provoquer des démangeaisons. Evitez également les cosmétiques et gels nettoyants bio à base de plantes, fleurs, agrumes… ainsi que les huiles essentielles, qui vont modifier votre flore cutanée et entraîner une inflammation de la peau. Fermer

Que faire après ma séance de radiothérapie?

Si vous avez le moindre doute, consultez votre équipe soignante.
Si votre peau est échauffée ou rouge, utilisez un brumisateur d’eau thermale juste après la séance. Apaisante, anti-irritante, c’est le soin chouchou des peaux sensibles. Demandez à votre médecin qu’il vous indique quels produits et quels soins vous pouvez utiliser sur les zones irradiées.

Notre conseil : la peau doit être propre et sèche au moment de la séance, mieux vaut donc ne rien appliquer sur la zone irradiée avant. En revanche, une fois la séance terminée, après avoir vaporisé un spray d’eau thermale*, vous pouvez appliquer une crème réparatrice adaptée* en couche épaisse sur la zone irradiée (* à conserver au frigidaire pour plus de fraîcheur !) Fermer

Comment prendre soin de mes ongles ?

Si vous avez le moindre doute, consultez votre équipe soignante.
Avec la chimiothérapie, et sous l’effet des thérapies ciblées, l’aspect de vos ongles peut se modifier : fragilisés, ils peuvent devenir mous, secs et cassants, se dédoubler, se tâcher, se décolorer ou au contraire foncer : des stries, bandes foncées, signe que la matrice de l’ongle se pigmente, peuvent apparaître à leur surface. Cela peut être accentué par des agressions chimiques ou physiques quotidiennes. C’est donc le moment d’hydrater généreusement vos mains et vos pieds.
Il existe d’ailleurs des méthodes préventives pour de limiter ces effets indésirables :
- avant de débuter les traitements, si vous en avez l’occasion, faites pratiquer un soin de pédicurie chez un professionnel.
- sachez qu’une paire de moufles réfrigérée peut vous être proposée en fonction de vos traitements.
- durant les traitements, il est conseillé de limer vos ongles de mains et pieds pas trop courts, plutôt que de les couper avec des ciseaux, afin d’éviter tout risque d’infection. N’arrachez pas les petites peaux, ne coupez pas les cuticules… et surtout, ne rongez pas vos ongles ! Hydratez plutôt les contours avec une huile ou une crème adaptées. Si vous effectuez des travaux ménagers ou du jardinage, le port de gants de coton, sous des gants en plastique, est recommandé. Pour éviter tout traumatisme des extrémités de vos pieds, privilégiez les chaussures larges et confortables pour limiter la pression sur les ongles.

A éviter : vernis contenant formol, toluène, faux ongles, manucures agressives, produits détergents, pesticides, insecticides, dissolvant contenant de l’acétone, contact prolongé avec de l’eau ou protection au soleil.

Notre conseil : en cas d’apparition d’une sensibilité ou d’une douleur, il est recommandé de consulter rapidement votre médecin ou un dermatologue.

Votre traitement est à base taxanes ? Adoptez cette routine beauté pour protéger vos ongles. 1 – Appliquer 1 ou 2 couches de vernis contenant du silicium et un filtre UV (il existe des bases mates invisibles, parfaites si vous êtes un homme !), pour renforcer l’ongle, puis deux couches de vernis foncé (non nacré), ce qui dissimulera la coloration de l’ongle. 2 – Renouveler dès que le vernis s’abîme (environ une fois par semaine), après avoir nettoyé l’ongle avec un dissolvant sans acétone. Poursuivre l’application pendant trois mois après la fin des traitements. Fermer

Comment prendre soin d'une cicatrice ?

Comme on soigne une plaie, il faut prendre soin de ses cicatrices. Les chirurgiens et les kinésithérapeutes recommandent de masser régulièrement la lésion dès qu’elle est sèche et que les points de suture ont été retirés. Comment ? En faisant des mouvements circulaires très doux, et en utilisant une crème ou un gel hydratant et réparateur adaptés, qui aideront votre peau à se régénérer plus vite.
Il faut savoir que masser sa cicatrice permet tout à la fois d’atténuer la douleur et les démangeaisons, et d’améliorer le drainage pour minimiser l’aspect boursouflé. Résultat ? L’apparence de votre cicatrice sera bien améliorée. Au-delà des bénéfices physiologiques, le massage vous permettra de vous investir personnellement dans votre processus de guérison et de vous sentir mieux dans votre peau après une intervention chirurgicale. Si vous avez du mal à toucher votre cicatrice au début, deux solutions : soit demander une prescription à votre médecin pour aller voir un kinésithérapeute qui vous montrera le bon geste, soit utiliser une compresse pour appliquer votre crème en la tapotant tout doucement (ou demander à une main « ami(e) de le faire pour vous).

N’oubliez pas de protéger vos cicatrices du soleil : utilisez une crème solaire d’Indice SPF élevé 50+ anti UVA/B (il existe des formats de voyage, nomades, à glisser dans votre sac ou votre cartable pour renouveler l’application toutes les deux heures). Selon l’endroit où se trouve votre cicatrice, vous pouvez aussi mettre un pansement ou porter un tee-shirt pour vous protéger des rayons du soleil.Fermer

Quelles astuces maquillage puis-je adopter ?

Avoir un joli teint n’est pas réservé aux femmes : unifier, illuminer, estomper, éclairer…, grâce à un maquillage adapté, les hommes aussi peuvent dissimuler de petites imperfections. Notamment les folliculites ou certaines cicatrices*.

Un jeu d’enfant en suivant nos 4 astuces :
1 - Pour donner de l’éclat à votre peau :
Pensez à bien l’hydrater avec une crème adaptée, en la massant deux fois par jour. Pratiquez de petits pincements du bout des doigts, en partant du bas du visage (cou, menton, et en remontant jusqu’au front).
2 - Révélez votre bonne mine :

 Choisissez de préférence une BB crème ou un fluide de teint, plus légers qu’un fond de teint, qui vous donneront du pep’s et une belle mine en 30 secondes chrono ! Choisissez la teinte la plus proche de celle de votre peau. Un bon endroit pour tester : le maxillaire (mâchoire inférieure).

 L’art et la manière : Facile à appliquer - même au fond de votre lit en cas de grosse fatigue -, utilisez la BB comme une crème, en lissage de l’intérieur du visage vers l’extérieur, du bas vers le haut. Lissez vers le cou et le cas échéant le décolleté. Pour les retouches en cours la journée, choisir un fond de teint compact très légèrement poudré ou une poudre de soleil. Si votre peau présente quelques imperfections, cernes, marques de fatigue ou petit bouton, misez sur un correcteur de teint.

Pour rehausser votre teint, une petite touche de blush clair ou légèrement abricoté pour les peaux claires, rose soutenu pour les peaux mates et rose foncé pour les peaux foncées. Appliquez le blush à l’aide d’un gros pinceau sur l’arrondi des pommettes en remontant légèrement vers les tempes.
Notre conseil : pour savoir où poser le blush, il suffit de se faire un grand sourire dans le miroir ! Evitez le blush rosé si votre peau est sujette aux rougeurs.

3 - Accentuez votre regard :
Vos cils sont tombés ? Votre regard a peut-être perdu un peu de sa profondeur ? Pas de panique. De nombreuses astuces vont vous aider. A commencer par l’eyeliner, le meilleur moyen de donner du relief à son regard.
Dans le cas d’une modification de la forme et de la longueur des cils et siceux-ci se retournent et risquent de frotter la surface de l’œil, il est conseillé de les faire couper par une esthéticienne afin d’éviter la gêne oculaire. Demander l’avis du médecin. Ne pas appliquer de faux cils.
Si vos sourcils sont clairsemés ou tombés, la méthode la plus facile est d’utiliser un pochoir à sourcils dans lequel on applique un fard spécifique. Il existe une multitude de formes de pochoirs permettant de trouver le mieux adapté à chaque morphologie. Les pochoirs à sourcils sont disponibles en parfumerie et magasins spécialisés. Ne pas hésiter à demander conseil à une experte du sourcil.
Une autre méthode consiste à choisir deux crayons à sourcils d’une couleur proche de celle de la chevelure, l’un plus foncé pour la base de sourcil (près du nez) et l’autre une teinte plus claire pour la pointe, et redessiner le sourcil. Pour vous aider à obtenir un tracé naturel de votre ligne de sourcils, inspirez-vous d’une photo de vous avant votre traitement. Evitez les sourcils foncés, épais ou trop stylisés. Plus vous chercherez à forcer sur vos sourcils, plus on remarquera leur absence.

4 - une jolie bouche pour plus de pep’s
Rien de tel que de jolies lèvres brillantes et colorées pour illuminer le visage ! Avant d’appliquer quoi que ce soit, pensez à bien les hydrater avec un baume spécifique pour les lèvres ou un cold cream. Pour les repigmenter de façon naturelle, choisissez une teinte bois de rose et tapotez votre rouge à lèvres du bout des doigts, pour un effet bouche mordue. Evitez les rouges à lèvres mats ou les encres, trop desséchants.
Notre conseil : pour faire le plein de conseils et de douceur, apprendre les bons gestes n’hésitez pas à rencontrer une socio-esthéticienne. Présentes dans la plupart des hôpitaux, de nombreuses associations proposent également des consultations gratuites. A l’initiative de La Roche-Posay, une trentaine d’ateliers de maquillage correcteur sont proposés dans les services hospitaliers de dermatologie et cancérologie sur toute la France, comme à l’Institut Curie et Gustave Roussy à Paris, au centre Léon Bérard à Lyon, à l’Oncopôle à Toulouse, à l’hôpital de la Timone à Marseille… Ils sont ouverts aux femmes ET aux hommes !
Renseignez-vous auprès de votre équipe et prenez rendez-vous !

Et vous les hommes ?
Ce n’est pas parce que l’on est un homme que l’on n’a pas envie de prendre soin de son apparence ! Suivez nos astuces pour vous mettre du baume au corps et à l‘âme.
Il peut arriver que des folliculites (inflammation des follicules pilo-sébacés), des marbrures ou des rougeurs intempestives apparaissent sur votre peau, après une allogreffe par exemple, ou qu’à la suite d’une chirurgie maxillo-faciale, après l’ablation d’un mélanome ou d’un carcinome, des cicatrices restent visibles. Pour les atténuer, adoptez les conseils de Carine Larchet, Responsable Atelier maquillage correcteur Aqualibre PAVILLON ROSE – Centre Thermal La Roche Posay. Step by step.
1ère étape : hydrater et apaiser la peau avec un produit adapté (demandez conseil à votre oncologue).
2ème étape : pour une correction naturelle, appliquez du bout des doigts un correcteur fluide en tapotant sur les zones les plus rouges ou marquées en choisissant la teinte la plus proche de votre carnation. Puis, avec un pinceau type kabiki ou un blaireau, tapotez sans lisser le correcteur sur l’ensemble du visage.
Résultat ? L’état cutané est visiblement amélioré, la peau plus souple, les rougeurs et imperfections estompées, le tout sans effet cireux.
Si les problèmes persistent, n’hésitez pas à en parler à votre médecin et à prendre rendez-vous avec une socio-esthéticienne. Fermer

Vous vous sentez fatigué ?

Si vous avez le moindre doute, consultez votre équipe soignante.
La fatigue est un symptôme fréquent de la maladie et de ses traitements. Pour autant, elle doit être prise en charge, au même titre que la douleur. Avant d’agir, il faut d’abord identifier quelle en est la cause. Elle peut être provoquée par plusieurs facteurs, physiques, psychologiques ou sociaux : la maladie elle-même, ses traitements et leurs effets secondaires, le stress, la douleur… Elle est différente selon les étapes de la maladie et elle ne touche pas tout le monde de la même façon. Généralement, elle s’atténue avec l’éloignement des traitements mais, dans certains cas, peut durer et se transformer en fatigue chronique. D’où l’importance de la soulager le plus rapidement possible. Comment ? En en parlant à votre équipe soignante. Des échelles graduées et des questionnaires existent pour évaluer et caractériser cette fatigue, ce qui permettra de mettre en place une prise en charge adaptée :
- Votre médecin commencera par rechercher les causes corrigeables comme l’anémie et les douleurs et pourra adapter ou prescrire certains traitements.
- L’alimentation, doit également entrer en ligne de compte. Un diététicien pourra vous conseiller sur la manière la plus optimale de vous nourrir et de faire le plein de vitamines. Si vous êtes trop fatigué pour cuisiner vos repas, faites-les vous livrer. La mairie de votre domicile ou votre établissement de soin peuvent vous communiquer les coordonnées d’un service de livraison de repas. Si cela ne suffit pas, certains compléments alimentaires, sous le contrôle de votre médecin, pourront vous donner un coup de pouce.
- Une activité physique adaptée et régulière provoque une fatigue saine qui favorise l’endormissement et donc la récupération. Selon vos besoins, un masseur-kinésithérapeute pourra aider à la récupération musculaire et à la rééducation aux mouvements pour permettre cette activité. A l’inverse, l’inactivité peut aggraver la fatigue.
- Adapter votre environnement peut aussi agir sur votre fatigue. Un ergothérapeute pourra faciliter l’aménagement de votre univers personnel ou adapter vos gestes du quotidien.
- Vous relaxer de mille et une manières : les massages et autres techniques de relaxation (sophrologie*, méditation, hypnose…) favorisent le repos du corps et de l’esprit.
- Solliciter un soutien psychologique : la fatigue ressentie peut être une manifestation du stress, d’une déprime, voire d’une dépression. Présents dans la plupart des centres de soin, les psycho-oncologues peuvent vous écouter et vous soutenir. Il existe également des consultations dans des associations, en cabinet de ville ou des groupes de parole. Autre possibilité, témoigner sur le site de la Chaîne Rose* : quelle que soit la forme que vous lui donnerez (texte, vidéo, photos, illustration, poème, slam...), votre témoignage viendra s’ajouter à celui de toute une communauté.

* lachainerose.fr
* SOPHRO : profitez de moments de pure détente, qui n’appartiennent qu’à vous, dès maintenant, grâce aux séances audio spécialement conçues pour vous accompagner tout au long de votre traitement.Fermer

Comment prendre soin de moi ?

Si vous avez le moindre doute, consultez votre équipe soignante.
En vous « écoutant ». Prendre soin de vous ne consiste pas seulement à vous occuper de ce que votre corps manifeste. Il faut également prendre soin de votre moral et de votre esprit en vous ménageant des moments rien qu’à vous : sophrologie*, pilates, marche dans la nature, méditation, massages, art-thérapie, écriture, chant, journal créatif…, sont autant de bulles de détente pour vous ressourcer pendant vos traitements, à votre rythme et selon vos envies.
Tournez-vous vers des socio-esthéticiennes qui pourront vous prodiguer des soins des mains, du visage, du corps… Lors des massages, le corps est effleuré, touché par autre chose que des soins médicaux et cela procure un bien fou. Des études montrent même que cela a des bénéfices physiologiques : baisse de l’hypertension et de la tension musculaire, réduction des états nauséeux, meilleure acceptation des traitements, et surtout, tous ces soins redonnent le sourire !

Un conseil : soyez bienveillant(e) envers vous-même. Une simple sieste, avec un livre dans un endroit calme, peut vous procurer beaucoup de bien-être. Prenez le temps d’observer, de respirer, d’écouter… même le silence : tout ce qui vous entoure est vivant et vous nourrit.

Bon à savoir : si les soins socio-esthétiques concernent tout le monde, sachez que les séances sont également ouvertes aux hommes, adolescents et jeunes adultes, pour lesquels la question de l’image de soi est aussi une préoccupation.

* SOPHRO : profitez de moments de pure détente, qui n’appartiennent qu’à vous, dès maintenant, grâce aux séances audio spécialement conçues pour vous accompagner tout au long de votre traitement.Fermer

Dois-je changer mon alimentation ?

Si vous avez le moindre doute, consultez votre équipe soignante.
Au cours des traitements, il se peut que des nausées, perte de goût, lésions buccales (aphtes, mucites et gingivites) apparaissent et que vous ayez quelques difficultés à vous alimenter. Rassurez-vous, des diététiciennes ou des nutritionnistes vous donneront de nombreux conseils pour limiter ces effets indésirables. Un choix d’aliments adaptés, ingérés à la bonne température et au bon moment, pourra vous soulager efficacement. On vous proposera peut-être de fractionner vos repas dans la journée : plutôt que de faire 3 repas par jour, vous ferez plusieurs collations. Si vous avez du mal à vous alimenter, privilégiez les petites quantités et les aliments caloriques : enrichissez vos préparations avec de la crème, du beurre, du fromage râpé…Si vous avez du mal à mâcher ou à déglutir, préférez les textures lisses ou mixées. C’est à vous de ressentir ce qui est bon pour vous, et peu importe si ce n’est pas ultra diététique.

* Si vous êtes sensible aux odeurs, mieux vaut consommer des aliments froids (entremets, fruits, compotes, crudités, produits laitiers…).
* Si les aliments ont un goût amer ou métallique : débutez votre repas par un fruit cru ou des boissons acidulées, privilégiez la viande blanche (lapin, volaille, veau, dinde…) à la viande rouge et évitez le chocolat et le café.
* Si les aliments ont un goût acide : privilégiez les laitages, le blanc d’œuf battu en neige, le fromage blanc, et évitez les tomates.
* Si les aliments vous paraissent fades, ajoutez des épices, des herbes, des condiments, un peu de sel.
* En cas de mycose buccale, consommez de l’ananas frais pour nettoyer votre muqueuse buccale.
* Buvez des boissons à base de menthe, sucez des bonbons mentholés pour réduire la sécheresse de votre bouche.
* Si besoin, buvez à la paille pour réduire le contact avec la bouche.

Mieux digérer
Evitez les aliments, gras, frits, épicés et acides. Mangez lentement, en conscience, en pensant à bien mastiquer.
En cas de diarrhée, privilégiez les pâtes, le riz, les carottes cuites, les bananes, la compote de pomme, évitez les aliments riches en fibres et les laitages.
En cas de constipation, optez pour les fruits et légumes riches en fibres, les céréales complètes ou semi-complètes, les eaux riches en magnésium, et si vous les appréciez, mangez des pruneaux.
Pratiquez une activité physique adaptée qui favorisera le travail de digestion et apprenez à bien respirer : vous pouvez vous aider avec l’appli RespiRelax ou des séances de sophrologie

Nos conseils :
1 - Limitez votre consommation de produits gras, salés et sucrés, notamment les aliments transformés et autres plats industriels. Remplacez le sucre blanc par du sucre roux, muscovado, rapadura (dans les magasins bio), bien plus goûteux et bien meilleurs pour la santé. Dans la mesure du possible, n’oubliez pas que rien ne vaut la cuisine « maison » ! N’hésitez pas à préparer de grandes quantités que vous pourrez congeler lorsque vous êtes en forme : il suffira ensuite de sortir une barquette lorsque vous serez fatigué.
2 - Augmentez vos apports en fruits et légumes, riches en antioxydants (au moins 400 g/jour), en légumineuses et céréales complètes (haricots blancs et rouges, fèves, lentilles, épeautre, quinoa… ) pour faire le plein de fibres, glucides complexes, vitamines, et avoir du tonus.
3 - Limitez votre consommation de viande rouge et de charcuterie à 3 ou 4 portions par semaine (ne dépassez pas 500 g hebdomadaire). Alternez avec des poissons de petite taille et autres poissons gras pour le faire le plein d’omégas 3, ainsi que les œufs, fermiers et élevés en plein air de préférence, sous toutes leurs formes.
4 - Limitez les produits laitiers à un ou 2 par jour. Alternez yaourts (c’est bon pour votre flore intestinale !), fromages, lait, fromages blancs… Pour vous recharger en calcium, pensez aussi aux eaux minérales et aux crucifères qui en contiennent autant sinon plus.
5 - Pensez à bien vous hydrater ! Si l’eau, parfois un peu plate, ne vous fait pas très envie, quelques secondes suffisent pour la parfumer en ajoutant une rondelle de citron vert, une feuille de menthe ou un peu de gingembre (excellent contre les nausées). Pensez aussi aux infusions de plantes et de fleurs, chaudes ou glacées. Evitez les sodas et boissons sucrées, ainsi que la consommation d’alcool, qui doit rester très modérée.
6 – Pratiquez une activité physique régulière adaptée pour réveiller votre appétit (marche, natation, Rose pilates…)
7 : N’oubliez pas de vous faire plaisir en savourant les aliments que vous aimez : 2 ou 3 carrés de chocolat noir, pour faire le plein d’anti-oxydants, il n’y a rien de mieux pour le moral !

BON A SAVOIR :
Depuis 2005, l’accompagnement et la prise en charge nutritionnels (incluant l’alimentation et l’activité physique adaptée, indispensable pour maintenir votre masse musculaire), font partie des soins de support. Parlez-en à votre équipe soignante !

(1) L.Zelek, P. Escure, Interventions nutritionnelles et prévention tertiaire des cancers : mythes et réalités, Oncologie (2008) 10 : 238-243Fermer

Puis-je prendre des vacances ?

Si vous avez le moindre doute, consultez votre équipe soignante.
Le temps de la maladie et des traitements met votre vie entre parenthèses. Cependant, à condition de le programmer suffisamment tôt avec votre médecin, partir en vacances est tout à fait envisageable, et même tout à fait conseillé, si le rythme de vos traitements le permet. Ce temps de pause bien méritée demande un minimum d’organisation. Si vous êtes en arrêt maladie, pensez à demander l’accord préalable de votre médecin pour un séjour « hors département » et n’oubliez pas d’en informer le médecin-conseil de votre centre de sécurité sociale, au moins 15 jours avant la date de votre départ. Si besoin, votre équipe médicale pourra effectuer les demandes nécessaires auprès des établissements de santé se trouvant sur votre lieu de villégiature. Indispensable dans ce cas, la transmission de votre dossier médical. Si vous voyagez en Europe, demandez la carte Européenne d’Assurance maladie (CEAM). Disponible sur simple demande par téléphone ou par courrier, elle peut aussi être retirée au guichet de votre centre de Sécurité Sociale (prévoir en moyenne 4 à 5 semaines de délai)

Notre conseil : vérifiez votre stock de médicaments. Comptez large, on n’est jamais à l’abri d’une perte ou d’un vol. Pensez à protéger vos médicaments de la chaleur et de l’humidité, en les plaçant par exemple dans un sac isotherme. Si vous voyagez en avion, gardez- les dans votre bagage à main. Glissez vos ordonnances, carte vitale et attestation de mutuelle dans une pochette à part, facile à trouver dans vos bagages. Fermer

Quelle activité physique je peux pratiquer ?

Si vous avez le moindre doute, consultez votre équipe soignante.
Celle que vous pratiquerez avec plaisir ! L’idée n’étant pas de vous fixer des objectifs irréalisables mais de maintenir, ou d’initier une activité physique adaptée à votre état du moment.
Pratiquer, à son rythme, une activité physique adaptée, présente de multiples intérêts : en premier lieu, le sport vous aidera à rester en contact avec votre corps et à conserver votre masse musculaire. En plus de lutter contre la fatigue et de diminuer les risques de récidive, en sécrétant des endorphines, cela va booster votre moral. Sans oublier que cela contribue à réduire certains symptômes de la maladie ou des traitements, comme la fatigue, la douleur, les nausées, ou encore les troubles du sommeil.
Le plus dur, c’est de choisir quelle activité pratiquer : un sport individuel ou un sport collectif ? En salle, à domicile ou dans la nature ? Entre le médiété®, une discipline basée sur le mouvement proposée par la CAMI sport et cancer*, le yoga, le pilates, la gym douce, la marche, la natation, le vélo… vous aurez l’embarras du choix.
De plus en plus d’établissements de santé et de nombreuses associations proposent des programmes sur-mesure. Selon le moment des traitements, votre degré de fatigue, mais aussi vos envies, des professionnels formés APA (activité physique adaptée santé) réfléchiront avec vous à l’activité physique qui vous conviendra le mieux. Ils pourront vous proposer un bilan d’évaluation initial pour établir un programme personnalisé et progressif. Un certificat médical d’aptitude sera nécessaire pour pratiquer en toute sécurité cette activité physique.

Notre conseil : pendant ou même après la maladie, mieux vaut éviter les salles de sport publiques s’il n’y a pas d’accompagnement par un professionnel formé à cette activité physique adaptée, et sensibilisé aux problèmes de la cancérologie. Mieux vaut également attendre un peu avant de pratiquer le squash, le foot, ou le rugby qui impliquent des efforts brusques et violents. L’idéal est de rejoindre des structures associatives sportives ou de loisirs sensibilisées cette question, comme par exemple la CAMI Sport & Cancer.
Vous pouvez également en parler à votre médecin ou à un kinésithérapeute.
ROSE PILATES : profitez de séances spécialement conçues par Jocelyne Rolland, kinésithérapeute, pour vous accompagner tout au long de votre traitement.

8 raisons de bouger :
je lutte contre les effets secondaires des traitements
je ressens du plaisir
je contrôle mon poids
je me réconcilie avec mon corps
j’améliore mes aptitudes physiques
je gère ma fatigue
j’augmente mon estime de moi-même
et je me fais de nouveaux amis
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Et si je n’ai jamais fait de sport ?

C’est le moment de vous y mettre ! Il n’est jamais trop tard pour bien faire, et le fait de n’avoir jamais pratiqué ne doit pas être un frein. Pas plus que l’âge ! Bien au contraire, l’activité physique retarde même certaines maladies liées au vieillissement comme l’ostéoporose et les troubles cognitifs. Posez-vous les bonnes questions : quelle activité vous attire le plus ? Dans quelles conditions ? Pouvez-vous entraîner un ami, un proche, avec vous ? A deux, c’est toujours plus facile ! Si vous ne savez vraiment pas vers quelle activité vous tourner, demander conseil à votre équipe soignante. Fermer