ma peau
pendant un cancer

Malade ou proche, La Roche-Posay se tient à vos côtés pendant et après le cancer, pour vous aider à améliorer votre confort cutané.

Je me
reconstruis

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J’utilise quotidiennement Cicapast de La Roche-Posay pour justement atténuer ces cicatrices.

Allison

 								Allison

Mon traitement est
terminé

Est-ce le moment de faire une cure thermale ?

Si vous avez le moindre doute, consultez votre équipe soignante.
Les cures thermales constituent une parenthèse idéale pour celles et ceux qui ont besoin d’un second souffle et d’un temps de récupération après la période intense des traitements. Les opérations et les traitements subis peuvent laisser des cicatrices douloureuses, une sécheresse persistante de la peau, des muqueuses irritées, des douleurs articulaires, un lymphoedème parfois, et un sentiment de fatigue générale.
En plus d’accélérer la récupération physique, les cures sont également une merveilleuse occasion de se ressourcer sur le plan psychologique : le cadre, souvent dépaysant, la nature qui vous entoure, l’effet groupe, les conférences, ateliers de maquillage, d’activité physique adaptée, de sophrologie… proposés en plus des soins thermaux, tout concourt à préparer le retour à la vie après la maladie et à lâcher prise.
Avant d’envisager de faire une cure thermale, il faudra attendre six mois après la fin de vos traitements. Selon vos symptômes, votre médecin vous prescrira la cure la plus adaptée à vos besoins.

Se réparer en douceur : Les cancers concernés par les cures thermales post-cancer sont principalement le cancer du sein, les cancers ORL, digestifs, gynécologiques, le cancer de la peau et les suites de leucémie. De manière générale, la prise en charge concerne essentiellement les suites cutanées et/ou phlébologiques des traitements anticancéreux :
- les suites de chirurgie (exérèse, curage ganglionnaire, ablation du sein, reconstruction plastique) : cicatrices post-opératoires hypertrophiques, adhérentes ou douloureuses (tiraillements, picotements, fourmillements), perte de mobilité fonctionnelle, lymphoedème du bras…
- les effets secondaires des traitements par radiothérapie ou chimiothérapie : brûlures, sécheresse persistante de la peau et des muqueuses, rougeurs, desquamation, prurit, syndrome palmo-plantaire, mucites buccales, douleurs articulaires…

Quels sont les soins proposés ?Les soins thermaux proposés quotidiennement durant trois semaines sont réalisés à base d’eau thermale aux nombreuses vertus cicatrisantes, hydratantes et apaisantes.
Selon la prescription de votre médecin, votre programme de soins pourra comprendre :
- La douche filiforme : soin réalisé par le médecin thermal, la douche filiforme est une douche à jets très fins qui permet une détersion délicate des lésions ou un massage du derme en profondeur et un assouplissement de l’épiderme.
- Les pulvérisations locales : l’eau thermale est finement pulvérisée sur le visage et les muqueuses (oculaires, nasales, buccales), avec une action apaisante et émolliente sur les cicatrices et lésions cutanées.
- Les pulvérisations générales : l’eau thermale est finement pulvérisée sur l’ensemble du corps, avec un effet apaisant, cicatrisant et anti-prurigineux sur la peau.
- Les bains locaux ou généraux : ces bains chauds ont une action relaxante, hydratante, émolliente, anti-prurigineuse et cicatrisante.
- Les massages sous eau thermale : ces soins sont pratiqués par un kinésithérapeute. Ils permettent d’améliorer la souplesse cutanée par la mobilisation des différentes couches de la peau, d’activer la circulation veineuse et de favoriser le drainage.
- La cure de boissons : elle consiste en une ingestion d’eau thermale, 1 à 2 fois par jour, selon la prescription du médecin thermal. L’eau thermale en cure de boisson agit ainsi de l’intérieur et fait profiter le corps de ses différentes propriétés diurétiques, dépuratives et rééquilibrantes.
- Soins d’hydrothérapie buccaux (douche gingivale, pulvérisation buccale) : soins des affections des muqueuses bucco-linguales réalisés à base d’eau thermale, qui permettent de masser, d’hydrater et d’assainir la sphère buccale et pharyngée, avec un effet apaisant et décongestionnant. Fermer

Comment améliorer la repousse de mes cheveux ?

Si vous avez le moindre doute, consultez votre équipe soignante.
Après les traitements, vient enfin le temps tant attendu de la repousse des cheveux qui sruvient dans la plupart des cas. Ils réapparaissent habituellement dès quatre à six semaines après votre dernière séance de chimiothérapie, ce qui correspond au moment où le corps a éliminé tous les médicaments les plus agressifs. Il faudra ensuite patienter et compter en moyenne un centimètre de pousse par mois. Ne soyez pas surpris(e) si vos cheveux ne retrouvent pas leur nature ou leur couleur d’origine au début. Ils peuvent être plus épais et plus frisés, et deviennent parfois gris. En général, exceptée pour la couleur, ils retrouvent leur nature d’origine au bout de quelques mois. Souvent fragiles au début, il faut traiter vos cheveux, ou le léger duvet qui apparaît, avec beaucoup de douceur et de précautions.
Pour leur donner un petit coup de pouce :
- Commencez par stimuler le cuir chevelu en effectuant de légers massages avec de l’huile de ricin, aux propriétés nourrissantes et fortifiantes. A faire tous les jours autant de fois qu’on veut : doucement, en rond, de la nuque au sommet du crâne, pendant 2-3 minutes.
- Utilisez un shampoing doux pour cuir chevelu sensible et cheveux fragilisés. Privilégiez les shampooings physiologiques doux sans sulfate. Nourrissez vos cheveux en utilisant des masques ou des après-shampoings pour cheveux fragilisés ou cassants.
- Pendant la repousse de vos cheveux, vous pouvez continuer à porter votre perruque car elle laisse respirer le cuir chevelu et ne ralentit pas la repousse. Il en est de même pour les turbans ou foulards. Enlevez-les dès que vous vous sentez à l’aise avec la longueur de vos cheveux.
- Vos cheveux étant fragiles, attendez au minimum 3 mois avant d’utiliser du gel ou de la cire coiffantes, faire une couleur, une permanente, un défrisage ou même un brushing… le temps que vos cheveux retrouvent toute leur vigueur. Si vous avez envie d’une couleur, optez pour une coloration végétale, sans ammoniaque et sans peroxyde, ou du henné, pour bien protéger votre cuir chevelu encore sensible. S’il est sec ou irrité, attendez que votre peau ait complètement récupéré.

Notre conseil : si vous en avez la possibilité, n’hésitez pas à consulter un socio-coiffeur qui saura mieux que personne prendre soin de vos nouveaux cheveux (www.socio-coiffure.fr)

Petit « + » : des soins à base de céramide ou d’arginine (des composants essentiels du cheveu) le protègent et lui permettent de retrouver une texture douce et brillante.

BON A SAVOIR : couper vos cheveux très courts ou les raser n’accélèrera pas leur repousse. Fermer

Est-ce que je dois adopter de nouvelles habitudes alimentaires ?

Si vous avez le moindre doute, consultez votre équipe soignante.
Tout dépend des traitements et des interventions chirurgicales subies. Il se peut que leurs effets secondaires perturbent votre système digestif après l’arrêt des traitements. Habituellement, en reprenant progressivement vos bonnes habitudes alimentaires (voir « Dois-je changer mes habitudes alimentaires ») et une activité physique, l’équilibre digestif se rétablira de lui-même. (Si besoin, des compléments nutritionnels ou alimentaires, prescrits par le médecin et remboursés, peuvent faciliter cette récupération).
Si les problèmes persistent, n’hésitez pas à consulter un diététicien ou un nutritionniste qui sauront vous proposer un programme alimentaire adapté à vos besoins, selon vos contraintes médicales, vos goûts et vos habitudes alimentaires. Il existe aussi des ateliers « cuisine santé », animés par des diététicien(ne)s ou des chefs sensibilisés à ce sujet. Ces espaces, dans lesquels on apprend à mieux se nourrir, à choisir les aliments, à les cuire, à manger équilibré, à découvrir de nouvelles saveurs, se développent un peu partout (renseignez-vous auprès des établissements de soins, des associations…). C’est aussi l’occasion de belles rencontres !

Notre conseil : consommez les produits les plus « sains » possibles et évitez les aliments transformés. Fermer

Comment mieux m’accepter et mieux vivre ma sexualité ?

Si vous avez le moindre doute, consultez votre équipe soignante.
Les traitements, et la chirurgie peut-être, vous ont atteint dans votre apparence physique, votre énergie, votre sexualité et vous vous sentez moins désirable ? C’est normal. Ce que vous venez de traverser est particulièrement déstabilisant. Mais heureusement, temporaire. Le temps, l’attachement, la complicité et le regard de l’être aimé vont vous aider à reprendre confiance en vous, et à vous réapproprier votre corps. Même si le changement de certaines parties votre corps est encore difficile à accepter, ceux qui vous aiment vous reconnaissent et vous aiment toujours. Le pouvoir de séduction a de multiples facettes, il se loge partout et pas seulement dans le physique : votre charme reste intact !
Vous vous sentez « ni tout la fait la même, ni tout à fait une autre », et vous éprouvez peut-être un peu d’angoisse à l’idée de retrouver votre vie amoureuse ? Sachez qu’en dehors de la chirurgie, il n’y a pas de délai à respecter après les traitements pour reprendre une activité sexuelle. C’est selon le désir et la forme de chacun. Le désir sexuel revient dès que l’on a envie d’avoir envie, que les soucis s’éloignent, et que la confiance est là. Le dialogue et la redécouverte progressive du corps de l’autre débloqueront la majorité des situations pour retrouver cette vie émotionnelle, affective et amoureuse.
Les médecins et les oncosexologues peuvent vous proposer toute une palette d’outils pour vous aider (information, soins esthétiques ou psychologiques, traitements médicamenteux pour traiter les douleurs ou la sécheresse vaginale…). En effet, de nombreux moyens thérapeutiques peuvent faciliter les rapports : lubrifiants sous forme de gels ou de crèmes, injections d’acide hyaluronique, ou séances de laser Mona Lisa touch en cas d’atrophie vaginale sévère. Par ailleurs, les caresses et la pratique régulière de rapports améliorent l’élasticité, la souplesse et la vascularisation du vagin.

Pour vous aider : « Cancer et sexualité. Si on en parlait ! » de Sébastien Landry. Editions In Press.

Notre conseil : soyez fier de votre corps et de tout ce qu’il a subi. Chouchoutez-le ! Il vous le rendra au centuple.

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Comment mieux vivre ma sexualité si je suis un homme ?

Si vous avez le moindre doute, consultez votre équipe soignante.
Depuis que vous suivez votre traitement, vous avez un peu de mal à vous reconnaître. Vous vous sentez parfois un peu déprimé, sans énergie, et côté libido, ce n’est plus tout à fait comme avant. Ne gardez pas cela pour vous : parlez-en à des professionnels.
Les traitements, et la chirurgie peut-être, vous ont atteint dans votre apparence physique, votre énergie, votre sexualité et vous vous sentez moins désirable ? C’est normal. Ce que vous venez de traverser est particulièrement déstabilisant. Mais heureusement, temporaire. Si vous avez été soigné pour un cancer de la prostate par exemple, vous pouvez éprouver des difficultés d’ordre fonctionnel (urinaire et érectile) mais aussi psychologique (anxiété, dépression…) liées au diagnostic aux traitements, à la crainte de la rechute : cela peut suffire à modifier le désir et à provoquer des troubles de l’érection. Le temps, l’attachement, la complicité et le regard de l’être aimé vont vous aider à reprendre confiance en vous, et à vous réapproprier votre corps. Si cela ne suffit pas, vous pouvez recourir à un accompagnement psychologique et/ou à une consultation spécialisée auprès d’un sexologue, andrologue, seul et/ou avec votre partenaire. Ils pourront vous aider à retrouver une sexualité satisfaisante, notamment grâce à une Thérapie sexo-cognitivo-comportementale (TSCC).

Pour vous aider : « Cancer et sexualité. Si on en parlait ! » de Sébastien Landry. Editions In Press. Fermer

Je me sens toujours fatigué(e), que faire ?

Si vous avez le moindre doute, consultez votre équipe soignante.
«Ne vous inquiétez pas, c’est normal », explique le Pr Ivan Krakowski, président de l’AFSOS (Association Francophone pour les Soins Oncologiques de Support)
Que ce soit pendant ou après les traitements, la fatigue est l’effet secondaire le plus fréquemment rencontré chez les patient(e)s atteints de cancer. Qu’elle soit physique, psychique ou réactionnelle, il ne faut pas la négliger pour éviter qu’elle ne se transforme en un syndrome de fatigue chronique ».

La bonne nouvelle, c’est qu’il y a des solutions : à commencer par le Ba-BA : mieux dormir, bouger plus et remplir son assiette de nutriments essentiels. Ensuite, selon votre degré de fatigue, et après avis du médecin ou du pharmacien, vous pouvez vous tourner vers des compléments alimentaires de qualité. Certains fruits, ou plantes, dites adaptogènes, sont réputés être de bons stimulants naturels : rhodiola, kola, spiruline, acérola, guarana, thé vert... sans oublier le ginseng, objet de très nombreuses études. Mais pas n’importe lequel : d’après le Docteur Debra Barton, auteur d’un essai randomisé réalisé par la Mayo Clinic aux USA sur 364 patients, il faut privilégier « le Panax quinquefolius. Son puissant effet antifatigue est dû à une diminution du stress oxydatif dans les tissus, ainsi qu’à une régulation des phénomènes inflammatoires, notamment via la voie du cortisol1 ». 1 Barton D. J Natl Cancer Inst (2013) Fermer

Comment refaire du sport ?

Si vous avez le moindre doute, consultez votre équipe soignante.
Dans l’idéal, mieux vaut ne pas s’arrêter pendant ses traitements et continuer de pratiquer une activité physique adaptée. Même toute douce. Néanmoins, si vous l’aviez interrompue, la reprise d’une activité physique est fortement recommandée. Car bouger, c’est redevenir acteur/actrice, ne plus subir la maladie et les traitements, agir concrètement. De plus, de nombreuses études montrent que cela a un impact positif sur la santé, quel que soit le moment ou l’on (re)démarre. Idéal pour maintenir un poids raisonnable, en plus de diminuer la fatigue, c’est anti-stress, anti-dépresseur et anxiolytique.
Pour s’y(re)mettre, mieux vaut s’entourer de conseils de professionnels spécifiquement formés à la pathologie cancéreuse qui vous proposeront des séances encadrées. Pour que l’activité physique soit bénéfique, l’ensemble du corps doit être suffisamment sollicité au cours des séances, dont la durée est d’au moins 150 minutes par semaine (soit environ 3 séances hebdomadaires).
Si vous préférez reprendre en douceur, commencez par prendre les escaliers plutôt que les escalators ou l’ascenseur, marcher pour aller acheter sa baguette, descendre quelques stations de bus avant son arrêt, bricoler, jardiner… Soyez à l’écoute des besoins et des limites de votre corps. Le retour à une activité physique doit correspondre à vos capacités du moment : ne cherchez pas à vous dépasser.

Notre conseil : si vous ne savez pas quoi choisir pour (re)commencer en douceur, laissez-vous tenter par le yoga ou le Pilates ou prenez contact avec la CAMI Sport & Cancer ou prenez rendez-vous avec un éducateur spécialisé, formé à l’activité physique santé. Fermer

Comment re-travailler ?

Si vous avez le moindre doute, consultez votre équipe soignante.
Vos traitements sont bientôt terminés et vous avez envie de retourner travailler. C’est une étape importante, synonyme pour beaucoup d’entre vous de « retrouver sa place » et d’aller de l’avant. Dans la mesure du possible, cette reprise du travail doit se dérouler progressivement et il faut s'y préparer. Idéalement, vous ne reprendrez le travail que lorsque vous y serez prêt(e). Bien entendu, cela vaut surtout pour les travailleurs salariés. Beaucoup d’indépendants doivent reprendre le travail au plus vite afin de limiter le manque à gagner engendré par leur absence.
Dans les deux cas, il ne faut pas oublier que vous venez de traverser une lourde épreuve qui ne se balaie pas d’un revers de la main ! La maladie et les traitements laissent souvent des traces :
- fatigue
- difficultés à se concentrer
- manque de confiance en soi
- crainte d'une rechute

Donc si vous vous sentez prêt(e) à reprendre votre activité professionnelle, commencez par répondre aux questions suivantes :
- Pourrais-je accomplir le même travail qu’avant la maladie (physiquement et mentalement) ?
- Certains aspects (tâches, horaires) doivent-ils être modifiés ?
- Quels problèmes pourrais-je rencontrer si je recommence à travailler ?

Discutez-en avec le médecin-conseil de l’assurance maladie, votre employeur, une assistante sociale ou encore le médecin du travail (que votre médecin généraliste peut informer). Ils vous aideront à trouver des réponses à toutes les questions que vous vous posez.

Incontournable, la visite de pré-reprise :
Vous avez un statut de salarié et vous êtes en arrêt de travail : prenez les devants en demandant une visite de pré-reprise auprès du médecin du travail.
Au cours de cette consultation, le médecin évaluera votre état de santé. Pensez à apporter l’ensemble des documents médicaux dont vous disposez (comptes rendus d’hospitalisation ou de consultations par exemple). Le médecin du travail pourra également se mettre en rapport avec votre médecin traitant ou votre oncologue, avec votre accord, s’il a besoin d’informations complémentaires. Il évaluera, en lien avec votre employeur, les contraintes de votre poste de travail :
- physiques (port de charges, marche prolongée...etc),
- organisationnelles (travail de nuit, travail isolé...etc),
- chimiques,
- psychologiques (charge mentale...etc).

À partir des évaluations réalisées, il vous conseillera sur les modalités de votre reprise du travail. Sauf opposition de votre part, ces recommandations seront transmises à votre employeur, de façon à ce qu'il puisse réfléchir le plus tôt possible à leur mise en œuvre pratique.
Le Plan cancer 2009-2013 comporte un volet "pour mieux accompagner les personnes dans la vie pendant et après le cancer". Depuis 2012, des consultations de l’après-cancer doivent aider les patients en fin de traitement à aborder cette nouvelle étape de leur vie. A Bordeaux, la Maison Rose propose également des ateliers de coaching pour l’emploi. Fermer